Le Kiosque a recopié les conclusions des deux sommités.

Le Québec économique 7 : Éducation et capital humain. Sous la direction scientifique de Marcelin Joanis et Claude Montmarquette.

Première conclusion

Le point de vue des étudiants et des autres acteurs universitaires : une vision positive de la formation.

À la question de savoir si leur formation est de qualité et les prépare bien à l’exercice de leur profession, les enquêtes auprès de quelques milliers d’étudiants parviennent toutes à des résultats globalement positifs quant à la qualité de la formation.

Par ailleurs dans une autre enquête, Jobin (2010) a interrogé des formateurs universitaires de diverses catégories (professeurs, chargés de cours et superviseurs) à propos de leurs perceptions, de la compétence des futurs enseignants. Encore ici, l’appréciation reste positive. Finalement dans son dernier bilan, le Capfe Comité d’agrément des programmes de formation à l’enseignement (CAPFE) (2015) conclut qu’au Québec (…) la formation à l’enseignement est de qualité. Les programmes que nous avons évalués de même que les nouveaux pour lesquels nous avons acheminé des avis d’agrément à la ministre ou au ministre concourent à ce jugement général. Ces programmes correspondent aux besoins actuels de l’éducation.»

Deuxième conclusion

Le point de vue des enseignants et des directions d’école : une vision très mitigée de la formation.

D’autres enquêtes par questionnaires et par entrevues sur la perception des directions quant à la préparation des enseignants montrent que les enseignants et les directions d’écoles interrogés évaluent de manière nettement plus mitigée la formation initiale. Les directions du Québec se démarquent des autres régions canadiennes : alors que 80,3% des directeurs canadiens considèrent que les nouveaux enseignants sont bien préparés pour assumer leurs fonctions, ce sont à peine des deux tiers (67,3%) des directeurs québécois qui partagent cet avis…

Dans une autre enquête on a demandé aux enseignants de répondre à cette question : « Pensez à vos débuts dans l’enseignement. Comment vous sentiez-vous alors préparés concernant les aspects suivant de votre travail? » On constate que certaines compétences centrales notamment le maintien de la discipline et l’évaluation des apprentissages sont jugées plutôt mal maîtrisées à l’issue de la formation. Avec un score d’à peine 51.7%, même la maîtrise des matières enseignées semble problématique au Québec.

(…) En d’autres mots, comment rendre compte du fait que les mêmes personnes, lorsqu’elles étudient à l’université, apprécient en général la qualité de leur formation, et, une fois sur le terrain scolaire, s’en distancient et se font nettement plus critique à son endroit?

Le texte a été écrit en 2017. On attend la réponse.