Douglas Murray a voyagé pendant deux ans dans la quasi-totalité des pays de l’Union européenne. Il a rencontré et interrogé migrants, policiers, juges, médecins, responsables politiques et humanitaires.

Le continent change à grande vitesse mais les responsables politiques européens préfèrent toujours les positions généreuses, compatissantes et ouvertes car elles leur permettent des bénéfices médiatiques immédiats. Ils savent bien pourtant qu’elles conduisent, partout, à des problèmes nationaux à long terme. Et comme Murray a pu le constater, ces problèmes commencent à se voir dangereusement.

D’ici la moitié de ce siècle, il est plus que probable que la Chine ressemblera encore à la Chine, l’Inde à l’Inde… Mais, au rythme auquel elle change, l’Europe ne pourra plus ressembler à ce qu’elle a été il y a encore quelques décennies. Douglas Murray pose donc la question : faut-il faire de l’Europe le seul endroit au monde qui appartienne à tout le monde ? Est-ce la volonté des Peuples et est-ce raisonnable du point de vue du « bien commun » ?

L’étrange suicide de l’Europe est l’histoire d’un continent et d’une culture pris en flagrant délit de suicide. Baisse des taux de natalité, immigration massive, méfiance et haine de soi se sont conjuguées pour rendre les Européens de l’ouest incapables de résister aux changements globaux qu’ils ont subis, le plus souvent sans avoir été consultés.

Crique du livre par l’écrivain Frédéric Lacroix :

Extrait

Le parallèle à faire avec notre situation est frappant : la CAQ s’est fait élire largement sur une promesse de réduction de l’immigration et on se retrouve pourtant, 7 ans plus tard, avec des niveaux d’immigration qui fracassent tous les records historiques malgré l’opposition de la population à la chose. Ce qui est à souligner également, c’est à quel point le Canada suit le script Britannique à la lettre avec quelques années de retard seulement : ainsi, Murray écrit qu’en Angleterre, en 2014, 37% des nouveau-nés avaient au moins un parent né à l’étranger et que 27% en avaient deux; un niveau que le Québec a atteint, grosso modo, en 2023. On peut parier que M. Carney, qui a passé beaucoup de temps en Angleterre, va nous servir les mêmes potions que l’élite anglaise a dispensée à son peuple.