Article d’une étudiante en journalisme sur une future grève à l’UQAM.
Elle a respecté presque toutes les normes des journalistes qui couvrent nos grèves.
- Le mandat de grève a été approuvé par 97 % des membres présent(e)s à l’assemblée générale. (Il ne faut jamais dire le nombre de membres.)
- Le syndicat demande une augmentation des salaires (il ne faut jamais dire le salaire.)
- Le syndicat demande une prime financière pour les double-s diplômé(e)s (il ne faut jamais dire la prime actuelle.)
- Le syndicat demande des conditions de travail inclusives et sécuritaires (il ne faut jamais embarrasser un syndicat en demandant des précisions.)
- Le syndicat demande des toilettes accessibles et une salle multiconfessionnelle (il ne faut jamais froisser un syndicat en demandant des précisions qui pourraient être gênantes.)
- La grève sera déclenchée au “moment opportun”, selon l’avancement des négociations, explique le conseil syndical. (Ici, la journaliste se distingue des professionnels qui auraient nommé un responsable quelconque.)
Somme toute, elle a sa place au Devoir, à la Presse, etc.
