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De l’apogée des médias traditionnels aux influenceurs, que reste-t-il du journalisme?

De l’apogée des médias traditionnels aux influenceurs, que reste-t-il du journalisme?, Le Devoir (24 août 2026), par Sarah-Louise Pelletier-Morin.

À 85 ans, Florian Sauvageau publie Ce que j’ai appris du journalisme (Somme toute/Le Devoir), fruit de cinq ans de travail et d’une centaine d’entretiens. L’ancien directeur de la rédaction du Soleil et cofondateur du Centre d’études sur les médias y retrace plus de six décennies : « l’ancien monde » des années 1960 à 1980, qu’il se garde d’idéaliser, puis le « grand buffet » d’Internet, où journalistes, blogueurs et influenceurs se côtoient et où les médias ont perdu leur rôle de gardiens de l’information. Ce qui distingue le journaliste, selon lui, tient moins au statut qu’à la méthode : collecte, vérification, primauté des faits. Mais il insiste tout autant sur le « parent pauvre » du métier, la mise en forme, et sur la nécessité de rivaliser d’inventivité avec tout ce qui se raconte en ligne. Il imagine en conclusion un journalisme conçu comme service public, plus rigoureux dans sa recherche et plus audacieux dans sa façon de raconter.

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