Résumé de l’essai par Marise Murphy
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Dans cet ouvrage pamphlétaire Lionel Meney, linguiste et lexicographe retraité de l’Université Laval, dénonce la thèse « endogéniste » – le terme est de lui – défendue par plusieurs de ses collègues. Ce courant de pensée soutient qu’il existe un français standard québécois dont la norme doit être décrite dans un dictionnaire québécois. Pour l’auteur, seul le français standard « international » doit fixer la norme dans l’ensemble de la francophonie. À son avis, s’il existe un français québécois, il est strictement vernaculaire, de registre familier et devrait être réservé à l’oral et aux échanges informels.
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La critique de l’auteur dépasse toutefois la discussion d’experts autour de théories linguistiques. Selon lui, accorder un statut de langue en créant une norme québécoise tient plus de l’idéologie nationaliste que d’une réalité linguistique. Il affirme qu’un réseau d’endogénistes aurait élargi son influence dans les universités et le gouvernement. Pendant plusieurs décennies, ils invoquaient un consensus parmi les experts et la population sur le français standard québécois tout en soustrayant leurs travaux à la critique de leurs collègues tenants du français international.
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Lionel Meney affirme que les linguistes endogénistes auraient même participé à la décision du gouvernement Bouchard de subventionner un projet de dictionnaire québécois. Le groupe travaille depuis sur ce dictionnaire dont la parution plusieurs fois retardée est annoncée pour septembre 2011. Lionel Meney voit dans ce choix un « séparatisme linguistique » dangereux. Il le dit basé sur une conception nationaliste et protectionniste de la langue qui risque d’isoler les Québécois du reste de la francophonie et ultimement de les entraîner vers l’assimilation.
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Lionel Meney ou le cauchemar des endogénistes, Le Devoir, Antoine Robitaille
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Êtes-vous moufflet ou muffin?, Le Soleil, Didier Fessou
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Notre langue à nous ? Le Devoir, Christian Rioux
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Le pire des séparatismes, La Presse, Lysiane Gagnon
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Réaction de l’équipe Franqus.

Réaction de Claude Verreault de l’équipe Franqus.