the-cult-of-jian_jian-ghomeshiSophie Durocher

Journal de Montréal

Le magazine Toronto Life vient de publier un ­portrait surprenant de Jian Ghomeshi, l’ex-­animateur de CBC qui doit faire face à des ­accusations d’agressions sexuelles lors de deux procès qui auront lieu en 2016.

Depuis que de nombreuses femmes ont affirmé qu’il les avait frappées, agressées ou avait tenté de les étrangler, vous pensez que Ghomeshi se terrerait tout seul chez sa maman, sans amis?

Pas du tout! Selon Toronto Life, il est entouré d’un groupe d’admirateurs qui font le party avec lui!

«Soit ils pensent qu’il est innocent ou ils sont prêts à mettre leurs doutes de côté pour le plaisir de bénéficier de son ­approbation et de sa notoriété. Ou ils pensent qu’il est coupable, mais l’aiment quand même», écrit l’auteure de l’article.

LE LOUP DANS LA BERGERIE

Quand l’affaire Ghomeshi a éclaté, on a assisté à un drôle de phénomène: plusieurs personnalités (politiciens, journalistes, artistes) le défendaient uniquement parce que c’était un homme de gauche progressiste.  (…)

Or, ce qui ressort de ce portrait de Jian Ghomeshi, c’est sa grande hypocrisie.

Selon la journaliste qui signe l’article, Leah McLaren, Jian Ghomeshi s’est construit une image de gentil progressiste uniquement pour mieux pouvoir approcher ses victimes. C’est un loup qui veut dévorer des agneaux. Mais «c’est un loup qui porte un pull en laine bio et équitable», écrit-elle.

Le gars participait à des manifestations proavortement, chicanait ses collègues qui tenaient des propos sexistes, se présentait comme féministe, mais tout ça n’était qu’un déguisement, une façade pour pouvoir se rapprocher des femmes… et mieux les frapper. «Jian a utilisé son ­libéralisme et son féminisme comme un vaste écran de ­supériorité morale pour cacher ses désirs plus profonds, plus ­urgents», écrit McLaren.

L’article du Toronto Life

The Cult of Jian: his life as an outcast, who’s standing by him, and why he’s sure he’ll walk

I knew him to be a charming, if temperamental, narcissist who desperately wanted to be adored—and he was, until it all came crashing down. Now he’s surrounded by a small circle of admirers who either believe he’s innocent or have forgiven his sins