Le français, c’est 4% du monde numérique. Bien moins que le japonais ou l’allemand.

Un article à lire dans Le Nouvel Observateur


Le français peut-il devenir une langue influente sur le web ? (Sipa)

Quand la BNF a pris l’initiative de numériser son fonds, on l’a accusée de «brader le patrimoine», et Google, son partenaire dans l’affaire, a été bombardé de critiques techniques, juridiques ou idéologiques. Résultat: sur un total de 130 millions de livres existants de par le monde, les 30 millions déjà scannés par Google sont essentiellement des ouvrages en anglais.

En comparaison, le projet intereuropéen Gutenberg n’aurait à ce jour numérisé que 44.000 livres (dont 3000 peut-être en français), et l’initiative purement française, Gallica, aux alentours de 400.000. Même retard à l’allumage du côté du livre numérique commercial: sur les 2 millions de titres accessibles par Kindle, on n’en compte que 120.000 en français. Quant à l’offre numérique franco-française, elle ne se chiffre qu’«en milliers d’ouvrages», de l’aveu de son principal distributeur.