Daniel Winter | Kassandra Sundt – 5 décembre 2025

À écouter ici.

Les consommateurs américains dépensent sans compter pendant une saison des fêtes estimée à 1 000 milliards de dollars, tandis que les marques de beauté se tournent de plus en plus vers les enfants avec des produits de soins de la peau.

Cette transcription a été générée automatiquement.

Kassandra : Bonjour et bienvenue dans The Dip, votre podcast numéro un pour relier les États-Unis au monde de l’argent — et le monde de l’argent aux États-Unis.

Daniel : Je suis Daniel. Et plus tard, nous parlerons de l’industrie de la beauté et du bien-être, et de la manière dont elle cible de plus en plus les enfants. Mais d’abord, 1 000 milliards de dollars : c’est le montant que les Américains devraient dépenser pendant cette saison des fêtes, après un week-end du Black Friday qui a dépassé toutes les attentes.

Kassandra : Mais ces chiffres impressionnants sont plus complexes qu’il n’y paraît. Et c’est crucial, car les dépenses des consommateurs représentent les deux tiers de l’activité économique aux États-Unis.

Nous recevons Caila Schwartz, directrice des insights consommateurs et de la stratégie chez Salesforce, ainsi que Bob Phibbs, analyste et connu comme le « docteur du retail ».

Daniel : Caila, les Américains s’apprêtent à dépenser 1 000 milliards de dollars. Cela ne ressemble pas à un pays en difficulté financière. Que se passe-t-il ?

Caila : Nous avons observé une Cyber Week record. Mais en regardant de plus près, on constate des tendances intéressantes. Une partie de la population achète des produits de luxe et des biens coûteux comme des meubles ou des appareils électroménagers. À l’autre extrémité, certains consommateurs se concentrent uniquement sur l’essentiel.

Cette saison record est donc surtout tirée par les consommateurs les plus aisés.

Kassandra : Le shopping en magasin perd du terrain face au commerce en ligne. Mais quelle est encore son importance ?

Bob : Contrairement à ce que l’on pense, 80 % des ventes aux États-Unis se font encore en magasin. Les centres commerciaux ont même vu leur fréquentation légèrement augmenter. Les gens vont en magasin pour découvrir, pas seulement pour acheter.

Daniel : Qu’est-ce qui pousse les gens à dépenser ? Les promotions ? Le FOMO ?

Caila : Les promotions sont essentielles. Les consommateurs attendent toute l’année ces moments pour acheter des produits chers à prix réduit.

On observe aussi que la génération Z revient en magasin pour vivre une expérience, notamment lors d’événements comme le Black Friday.

Kassandra : Quels secteurs attirent les consommateurs ?

Bob : Ce n’est pas seulement le luxe. Les magasins discount progressent aussi. Malgré les inquiétudes économiques, les gens continuent de consommer.

Le marché boursier est élevé, les gens dépensent, même s’ils sont nerveux.

Daniel : Mais ces hausses ne sont-elles pas simplement dues à l’inflation ?

Bob : Peut-être en partie, mais les consommateurs continuent de dépenser dans tous les segments.

Caila : Il y a des gagnants en haut et en bas du marché. Les consommateurs continuent de dépenser, mais différemment.

Daniel : Pourquoi aller en magasin aujourd’hui ?

Bob : Pour découvrir. Le magasin répond à une question simple : « Qu’y a-t-il de nouveau ? »

Un bon vendeur peut transformer une visite en achat. En magasin, les retours sont inférieurs à 5 %, contre 70 % en ligne.

Kassandra : Les cartes de crédit et le « acheter maintenant, payer plus tard » jouent-ils un rôle ?

Caila : Aux États-Unis, ces outils n’ont pas autant progressé que dans d’autres régions. Les consommateurs utilisent davantage les cartes de crédit, mais la tendance globale reste stable.

Daniel : Les promotions sont-elles toujours aussi importantes ?

Caila : Oui. Cyber Week offre les meilleures réductions de l’année, souvent entre 28 % et 30 %.

Les meilleures offres en magasin ont lieu pendant cette période et dans les jours précédant Noël.

Daniel : Les entreprises souffrent-elles des tarifs et de l’inflation ?

Bob : Les grandes entreprises absorbent les coûts, mais les petites entreprises souffrent énormément. Certaines doivent augmenter leurs prix ou réduire leurs effectifs.

Kassandra : Quel rôle joue l’intelligence artificielle ?

Caila : L’IA est de plus en plus utilisée, notamment pour recommander des produits et guider les achats.

Les outils comme les assistants virtuels améliorent l’expérience, surtout sur mobile, qui représente 75 % du trafic en ligne.

Kassandra : Parlons maintenant des soins de la peau. Daniel, quel est ton secret ?

Daniel : C’est top secret… disons beaucoup de crème hydratante !

Kassandra : Les soins de la peau prennent une place croissante dans l’industrie de la beauté.

Daniel : Et ils touchent désormais aussi les adolescents et même les enfants.

Warda : Une polémique a éclaté après le lancement d’une gamme pour enfants par l’actrice Shay Mitchell. Une image montrait un enfant de 2 ou 3 ans avec un masque visage, ce qui a choqué de nombreux parents.

Cela montre que la beauté vise désormais tous les âges.

Mais de nombreux experts affirment que ces produits ne sont pas adaptés à la peau des enfants.

Warda : Les enfants sont exposés via leurs parents, mais surtout via les réseaux sociaux.

La tendance « Sephora kids » montre des enfants achetant des produits de beauté en magasin ou en ligne.

Les produits de beauté sont aussi très populaires sur TikTok Shop.

Warda : Selon des dermatologues, les enfants n’ont besoin que de produits basiques : eau, nettoyant doux, hydratant et crème solaire.

L’utilisation excessive pourrait provoquer des problèmes de peau à long terme.

Warda : L’industrie mondiale de la beauté vaut environ 450 milliards de dollars, dont 113 milliards pour les soins de la peau.

Le marché continue de croître, notamment aux États-Unis.

Warda : Les marques cherchent à fidéliser les consommateurs dès le plus jeune âge.

Le marketing passe souvent par des influenceurs plutôt que par une publicité directe.

Kassandra : C’est tout pour aujourd’hui.

Daniel : Nous serons de retour mardi pour répondre à vos questions.

Kassandra : Vous pouvez aussi nous écrire par email. À bientôt !