Thérapeute effectuant un traitement manuel sur le bras d’une personne

Ostéopathie à l’université : passer de la croyance à la science

L’ostéopathie fait son entrée à l’université : passer de la croyance à la science, La Conversation (21 octobre 2026), par Benoît Hogedez et François Lalonde.

Alors que le gouvernement du Québec a annoncé en juin des travaux pour intégrer les ostéopathes à l’Ordre des chiropraticiens et que l’UQAM prépare un continuum baccalauréat-maîtrise en ostéopathie, deux professeurs qui participent au développement de ces formations soutiennent qu’une pratique de santé ne devrait pas être une affaire de croyance, mais de données scientifiques. Selon eux, l’université doit apprendre aux futurs ostéopathes à mettre leurs pratiques à l’épreuve des données, à abandonner celles qui n’y résistent pas, comme certaines explications énergétiques ou vitalistes, à reconnaître les signes d’alerte et à diriger rapidement les patients vers un médecin au besoin, un enjeu de sécurité rappelé par un récent rapport de coroner sur le décès d’une patiente ayant reçu des soins cervicaux.

Les auteurs expliquent aussi pourquoi l’amélioration d’un patient ne prouve pas à elle seule l’efficacité d’un traitement : un mal de dos peut s’atténuer naturellement, et les attentes comme la relation thérapeutique jouent un rôle. Les données disponibles sont plutôt encourageantes pour certaines douleurs lombaires et cervicales à court terme, mais avec une certitude jugée faible à modérée et des résultats qui varient d’une étude à l’autre. Plus de 3 000 ostéopathes exercent déjà au Québec.

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